Historique

C’est en 1867 que la société a été créée par quelques amateurs qui se réunissent pour exercer leur talent. Il n’y a aucun règlement et les réunions sont privées.
En 1868, ils songent à doter la ville de Maringues d’une société musicale qu’ils baptisent « Les Enfants de la Limagne ».
En 1874, la ville de Maringues « plus fière que jamais de la société musicale dont les succès se multipliaient chaque jour », et trouvant trop humble une première bannière, se cotisa généreusement pour lui en acheter une autre, plus riche et plus brillante. Elle porte comme emblème deux mains enlacées.

En 1880, la société est composée de 70 membres exécutants.
Étienne Finet est nommé directeur. C’est l’époque glorieuse. Les Enfants de la Limagne participent à deux concours : Épinal et Turin (Italie).
On peut imaginer l’expédition que cela a dû être !
De nombreux concerts sont donnés dans la ville (un par mois), et devant une assistance que l’on envie aujourd’hui. Les traditionnelles Sainte-Cécile ont lieu soit à l’hôtel de la Poste, soit à l’hôtel Tixier.
Les répétitions ont lieu dans différentes salles prêtées par la municipalité. Le charbon est offert par la maison Robillon-Finet, hôtel et café. Pour s’éclairer, le pétrole est fourni par la maison Aimé Rouchon.
En 1883, la société assure la partie musicale à l’inauguration de la statue de Lafayette, au Puy-en-Velay.
En juillet 1884, elle participe au festival de Thiers. Les voyages se font avec des attelages et coûtent cher. « La commission décide que les membres exécutants partiront d’ici à 5 heures (du matin) pour arriver à 8 h 30 au plus tard à Thiers ».
En 1886, participation avec succès à de nombreux concours : Limoges, Gannat, Montbrison, Tulle.
Cette année-là, on se déplace pour la première fois en train, au départ de Maringues, pour aller à Sainte- Foy- la-Grande, en Gironde, toute une expédition…
Quatre jours de voyage et de nombreux changements. La société obtient un triomphe.
Tout cela a réveillé le goût musical dans la population. On achète des instruments, on donne des concerts, on participe à des fêtes.
En 1890, Les Enfants de la Limagne se déplacent une nouvelle fois en train pour le grand concours national de Paris, où ils remportent cinq médailles et un diplôme d’honneur.

 

Ce succès n’empêchera pas les difficultés financières, et il faudra l’appui de généreux bienfaiteurs pour maintenir le standing de notre société.
En 1895, sous la présidence de M. de Chardin, la société est invitée par la ville de Clermont-Ferrand à prendre part aux fêtes données en l’honneur du président Félix Faure, en visite.
Monsieur le Préfet interviendra auprès de la compagnie des chemins de fer afin qu’un train soit organisé au départ de Maringues pour que la société soit présente à six heures (du matin), à Clermont-Ferrand.
Elle obtient un diplôme d’honneur et les félicitations du président de la République.
Grâce à tous ces résultats, les invitations à des concours sont nombreuses : Cannes, Saint-Sébastien (Espagne), etc. Malheureusement, faute de moyens, ces déplacements sont compromis.
En 1897, à l’occasion de l’alliance franco-russe et au retour du président Félix Faure de Russie, la société envoie le télégramme suivant au président : « Les Enfants de la Limagne sont heureux d’offrir à Monsieur le Président de la République leurs souhaits de bienvenue, au retour de ce voyage en Russie qui assure la paix de l’Europe et fait vibrer, en ce moment, le patriotisme de tous les Français. »
Le président adresse à la société un télégramme de remerciements et informe que ce télégramme figurera dans le livre d’or offert au tsar et celui du président.
En 1899, la société organise son premier concours. Dix sociétés participent.
1900 : nos musiciens participent aux fêtes du centenaire de Desaix et de la bataille de Marengo, à Clermont-Ferrand.
Cette même année, la Sainte-Cécile et la Sainte-Barbe sont fêtées en même temps, avec la compagnie des pompiers.
Ainsi, jusqu’en 1912, la société ira de concours en concours, de salle de répétition en salle de répétition, sous la direction de M. Finet, puis de M. Brunel et M. Marand.
Malheureusement, elle devra interrompre ses activités pendant la guerre de 1914-1918.
On retrouve la trace de sa vie dans les archives à partir de 1920.
En 1927, M. Astre est président et Gabriel Finet déjà secrétaire. Il le restera plus de cinquante ans.
La période faste est terminée, la guerre a laissé des traces dans les rangs. Néanmoins, la société compte une trentaine de membres et participe encore à de nombreux concours.
Puis c’est de nouveau la guerre, 1939-1945, qui marque une nouvelle coupure dans les activités de notre musique.

Dès 1945, elle redémarre sous la présidence de Jules Besson. M. Prat succède à Joseph Marand comme chef, aidé par Gaston Sauvadet.
Les 24 et 25 juin 1950, Les Enfants de la Limagne organisent un grand festival-concours qui obtient un beau succès.
Les années qui suivirent furent d

ifficiles et la société devra se renforcer avec des éléments de Vichy pour ses sorties.
Dans les années 60, la société est au bord du gouffre. Il reste une quinzaine de fidèles. Le chef, M. Prat, passera la baguette à Pierre Filliat. Les membres se serreront les coudes et, avec l’aide des sociétés de Joze et Ennezat, parviendront à surmonter la crise.

Dans les rangs, se trouve le futur chef, Albert Fouilhoux, qui, bien que demeurant à Thiers, vient renforcer nos rangs lors des manifestations.
Lorsqu’en 1969, Albert Fouilhoux, maintenant à la retraite, nommé chef, mettait son temps et sa passion à la disposition des Enfants de la Limagne, la société était au creux de la vague. Elle se réduisait à deux membres : Gaston Sauvadet et Gabriel Finet (présent depuis 1908).
Le travail qu’il entreprit (cours de solfège, instruments, répétitions intenses), toujours aidé de Gaston Sauvadet, sous la présidence d’Hubert Picard épaulé par Michel Messis, vice-président, redonne un sang nouveau à l’association.

  

C’est le 28 septembre 1980 que la société organise un festival auquel participent dix sociétés, parmi lesquelles la batterie-fanfare de la Jeanne- d’Arc de Maringues et les Enfants du canton de Bourg-Lastic, société qu’Albert Fouilhoux avait « montée » en 1953, alors qu’il était en poste à la gendarmerie du secteur.

Temps magnifique, foule et bonne musique resteront les marques du succès de cette manifestation, terminée par un morceau d’ensemble écrit par Albert Fouilhoux lui-même : « L’Issertoise », clin d’oeil à son village natal, Isserteaux, à treize kilomètres de Billom.
Son fils, Hubert, fait ses débuts de musicien en 1957 au sein de la nouvelle société de Bourg-Lastic.C’est le début d’une passion intense et d’une future longue carrière dans la musique qui passe par l’école nationale de musique de Thiers, le conservatoire de Clermont-Ferrand, la musique du 92e régiment d’infanterie et les orchestres de variétés, avant de se retrouver directeur, à son tour, des Enfants de la Limagne, en novembre 1981.
Suite à des problèmes de santé, Albert Fouilhoux laisse la direction à Hubert qui participait déjà étroitement aux activités de la société.

Lors de l’assemblée générale du 7 janvier 1983, Hubert Picard et Michel Messis, respectivement résident et vice-président depuis plus ’une décennie, se retirent. Le 21 janvier, Henri Bertrand et Robert Barbier leur succèdent.
Hubert élargit le répertoire, la nouvelle équipe réorganise la société, organise de nouvelles manifestations. C’est le début d’une ère nouvelle : changement de mode de travail, de style…
11, 12, 13, 14 juin 1982 : voyage à Kelze, commune d’Hofgeismar, en Allemagne (premiers contacts en vue du jumelage avec Maringues).

13 mai 1983 : enregistrement d’un disque 45 tours.

Les sorties se multiplient dans la région et même au-delà, en Bretagne, à Pont-Aven, ville également jumelée avec Hofgeismar.
Concert-apéritif désormais traditionnel à l’occasion de la fête patronale, début septembre, au kiosque du champ de foire, et concert en mars, dans la salle de la société Pro Patria (pour raison de mauvaise acoustique de la salle des fêtes municipale de l’époque, trop basse de plafond !).

10, 11, 12, 13 juin 1988 : deuxième participation à la fête d’Hofgeismar-Kelze.
1988 : Les Enfants de la Limagne fêtent leur 120e anniversaire.
Les grandes manifestations ont une « tonalité » toute particulière. Pour cette occasion, la fête patronale des 9 et 10 septembre a comme thème la musique avec la participation de la fanfare d’Hofgeismar, du quatuor Sabbarich (trompettes), du big band Pick-up Jazz de la région clermontoise, de la musique traditionnelle avec les Brayauds de Saint- Bonnet-près-Riom et Les Enfants de la Limagne.

A côté de la vie musicale et « publique » de la société, l’école de musique est structurée. Depuis 1983, Pierrette Labonne assure la formation des élèves des quatre premières années de solfège, Hubert Fouilhoux continuant la progression jusqu’à la classe de brevet (septième année) suivant les programmes de la Confédération Musicale de France.

2 septembre 1991 : une autre page est tournée. Notre doyen, Gabriel Finet, nous quitte à 93 ans, après… 65 années d’activité musicale !
Le travail musical et la vie de l’association continuent.
Chaque année, les Enfants de la Limagne organisent, en octobre, une soirée dansante (depuis 1985), le « Gigodanse » (gigot – pommes boulangères), et, en novembre, un loto. Deux manifestations qui renflouent la caisse.
24 novembre 1991, banquet de Sainte-Cécile : cela fait dix ans de direction pour Hubert Fouilhoux, avec un arrosage à la fin de la répétition générale et la distribution de « Rétroviseur, mémoire d’une décade », où il relate tous les événements marquants de cette période. De formidables surprises lui sont réservées à la fin du banquet.
Avant la trêve de Noël, les Enfants de la Limagne offrent leur concours, le 6 décembre, à une soirée organisée en faveur du Téléthon, à la halle des sports.
1992 : le concert du 13 mars se fait cette fois avec l’Union Musicale de Domérat, début d’un second échange musical après celui organisé avec l’Union Musicale de Lapalisse en 1990.
Les 22, 23, 24 mai, la société, invitée, retourne pour la troisième fois à Kelze pour participer au 250e anniversaire de la société de tir et… troisième grand souvenir !
1993 : nous fêtons notre 125e anniversaire. Cette fois encore, les grands moments sont  particulièrement marqués.
Le 10 septembre, en avant-première de la fête patronale, inauguration de la nouvelle salle, dite « salle d’Honneur », de la mairie de Maringues.
L’assemblée générale du 17 septembre est l’occasion de fêter les quatre-vingts ans d’Albert Fouilhoux qui est toujours sur les rangs avec son baryton.
1994 : le concert annuel de mars est filmé – ce qui permet de faire une cassette vidéo qui offre un souvenir à la fois auditif et visuel – dans la salle d’Honneur de la mairie, pour la première fois.
9, 10, 11, 12 juin : quatrième voyage à Hofgeismar-Kelze, à l’occasion du dixième anniversaire du jumelage.
De la musique, de l’ambiance pour un grand week-end très chargé. Au retour, après seulement 63 km, le car du Tennis-Club Maringois, qui faisait le déplacement avec nous, tombe en panne, ce qui immobilise tout le monde sur un parking d’autoroute pendant plus de 9 heures… et nous fait arriver à Maringues à 8 heures le mardi matin (séquence souvenir mémorable avec un concert improvisé sur une aire d’autoroute, qui a bien amusé les touristes de passage et Benjamin Quinet… qui a fait une quête).
La saison se termine un peu plus tard par notre participation à la commémoration du 50e anniversaire du sacrifice de deux équipages de la Royal Air Force tombés à Surat et Saint-Ignat, dans la nuit du 26 au 27 juillet 1944.
Comme d’habitude, une nouvelle saison redémarre fin août. Parallèlement, l’école de musique continue, elle aussi, à former les jeunes de « 7 à 77 ans », pour nourrir les rangs (25 élèves cette année).
La société se produit 25 fois par an en moyenne et évolue dans son effectif. Elle continue à travailler « en finesse et en profondeur », abordant des partitions de plus en plus difficiles. Elle investit régulièrement dans du nouveau matériel afin d’améliorer la qualité du parc instrumental.
10 juillet 1995 : disparition de Roland Jaffeux, notre ancien trésorier.
La société participe toujours à des opérations humanitaires telles que le téléthon à Maringues, Beauregard Vendon et Combronde, et des concerts pour la Ligue contre le cancer, à Aigueperse.
9 mai 1996 : cinquième déplacement à Hofgeismar-Kelze.
1998 : cette année nous fêtons notre 130e anniversaire, mais, le 5 février, « notre ami Pierrot », Pierrette Labonne, nous quitte, vaincue par la maladie. C’est un énorme moment de tristesse après onze ans de collaboration. Le concert du 15 mars suivant lui est dédié.
14 mars 1999 : lors du traditionnel concert de printemps, nous nous faisons préclasser : ce sera 2e division, 2e section.
Début juin : sixième voyage en Allemagne.

Le 27 septembre, c’est Albert Fouilhoux, ancien directeur pendant onze ans, qui rejoint le paradis des musiciens. La Sainte-Cécile qui suit lui est dédiée.
Le 18 décembre on inaugure notre nouvelle salle de répétition, toute neuve, après avoir transité pendant les six mois de travaux dans une salle de sport voisine.
11 juin 2000 : concours à Brioude avec, à la clé, un premier prix ascendant. Nous nous retrouvons en 1re division, 2e section.

Lors de l’assemblée générale de septembre, Franck Marchadier devient le nouveau président de la société, succédant à Henri Bertrand  qui a officié pendant « seulement » dix-sept années (séquence mille remerciements).
Ce jour là, Jean-Charles Péchaubès devient directeur adjoint.
En octobre, on inaugure la formule d’un concert d’automne à thème.
Sainte-Cécile 2001 : cela fait vingt ans qu’Hubert Fouilhoux dirige notre société.
30 juin 2002 : nous participons à un deuxième concours, pour le plaisir, pour travailler et progresser, et parce que c’est à Clermont-Ferrand. Ce sera un second prix.

A la rentrée de la saison 2002-2003, nous enregistrons l’arrivée de 14 jeunes issus de l’école de musique et des rangs de l’orchestre junior que Jean-Charles a encadré pendant deux ans. Cela porte l’effectif à 54 musiciens.

Les Sainte-Cécile et les concerts du Nouvel An « tournent » en alternance dans les cinq communes de la communauté de communes Limagne Bords d’Allier (Maringues, Luzillat, Saint-André-le-Coq, Saint-Denis- Combarnazat et Limons).
Le répertoire continue lui aussi encore et toujours d’évoluer : éclectisme est le maître mot du directeur pour, nous l’espérons, l’intérêt et le plaisir des auditeurs et des musiciens.
L’effectif lui aussi est en permanente mutation. Des anciens et des jeunes qui s’en vont, des jeunes et des adultes qui arrivent… il faut constamment composer avec ces réalités, c’est en fait le lot de toute association.
Les sorties se succèdent avec, là encore, les traditionnelles et les nouvelles.
Les Enfants de la Limagne participent toujours régulièrement et avec plaisir à des actions humanitaires (et de nouvelles comme la lutte contre la mucoviscidose ou pour aider les victimes du tsunami de fin 2004).
Le travail est irrégulier, tous les vendredis soirs, ponctué par tous les prétextes pour passer de bons moments à la fin des répétitions (anniversaires, naissances, nouveaux instruments, nouvelles voitures, examens… et la liste n’est pas exhaustive) suivant l’un de nos maîtres mots : convivialité.
L’école de musique se développe avec l’ouverture d’une classe d’éveil musical en 2003.
Puis ce sera une classe de gros cuivres (trombone, baryton) et à la rentrée 2006 l’ouverture (très attendue au vu des demandes à chaque inscription) d’une classe de piano avec 14 élèves de tous âges.
L’amélioration matérielle n’est pas en reste dans l’évolution de la société. De nouveaux instruments viennent compléter le parc (xylophone, timbales, nouveaux pupitres…).
Le téléthon 2004 nous permet de relancer l’échange avec l’Union Musicale de Lapalisse.
2004 est aussi marquée par le 20e anniversaire du jumelage avec Hofgeismar-Kelze. Le « match aller » a lieu à Maringues et le « match retour » les 10, 11, 12, 13 mai 2005 nous offrent un septième voyage chez nos amis allemands (séquences toujours très réussies !…).
Sainte-Cécile, dimanche 27 novembre : la municipalité a décidé de baptiser la salle de musique : salle Albert Fouilhoux (séquence affection). Il doit se retourner de plaisir… pas sûr, car il n’a jamais couru les honneurs. Mais l’émotion de tous est très présente. Le 9 juillet 2006, la saison se termine par une sortie loisir (sans musique) au puy Mary et à Salers, dans le Cantal (séquence détentedégustations).
A la rentrée d’octobre 2006, 57 élèves sont inscrits à l’école de musique.
22 octobre : le concert d’automne, avec la participation de l’Union Musicale de Lapalisse marque les vingt-cinq ans de direction d’Hubert Fouilhoux à la tête de l’harmonie et de l’école de musique.
L’année 2007 fête les 140 ans de notre société.
27 janvier : concert du Nouvel An dans la toute nouvelle salle des fêtes de Luzillat.

18 mars : grand concert de printemps.
8 juin : participation au 20e anniversaire de la chorale Amadeus, avec qui nous avons déjà eu l’occasion de collaborer.

Après la rentrée 2007-2008, marquée par le toujours très gros weekend de la fête patronale (retraite aux flambeaux le vendredi, concert à la maison de retraite samedi après-midi, apéritif-concert dimanche matin et cavalcade l’après-midi !), nous fêtons aujourd’hui 140 ans de vie musicale maringoise en espérant que le chemin des Enfants de la Limagne sera encore très long (à suivre…).

 

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